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La robe noire PDF Imprimer Envoyer
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Récits erotiques - Romans Erotiques
Écrit par June Summer   
Mercredi, 23 Mars 2011 10:17

 Robe noireJustine passe devant ce magasin aux vitrines garnies des dernières tenues prévues pour l'été. Des robes à jupons dansants, des tops pastel ou de couleurs vives, des sandales hautes sur des mannequins qui paraissent se prélasser sur une plage ensoleillée...  Cela donne des envies, des tentations, pourtant c'est encore l'hiver, pense-t-elle en resserrant le col de son manteau pour se protéger du vent glacé.... Mais ce magasin a l'air bien attirant...

Elle hésite... elle n'a besoin de rien, comme dirait quelqu'un de raisonnable. A bas la société de consommation et ses achats compulsifs, se dit-elle avec détermination !

Elle passe sans s'arrêter. Mais son œil entraîné a repéré l'étiquette  rouge fatidique, celle qui attire les femmes comme un aimant, celle qui déculpabilise car ce n'est pas cher, l'étiquette du petit achat pour se faire plaisir, et puis oui pourquoi pas, c'est SALE avec des % ! Comment résister ? Elle hésite encore... Son téléphone sonne dans son sac. Elle sourit, c’est un sms de Thierry, son amoureux :

 "On sort ce soir? Tu téléphones pour réserver dans ce restau coquin branché?  Ahaamm... Envie de toi..."

Justine adore ce "Ahammm" qui lui donne des papillons au creux du ventre... Ahamm...  Cela promet des caresses torrides dans ces petits coins  de son corps, ceux qu'il connait bien... Des doigts qui se glissent ici et là, une langue...Olala... elle a chaud, elle a froid, elle a envie...  Debout sur le trottoir, bousculée par les gens, elle visualise  des situations bien très précises...Elle a des frissons...Son sexe a de petits spasmes qui réclament... Elle sourit... C'est un signe du destin, elle n'avait plus rien à se mettre ! Il faut quelque chose de spécial  pour une soirée  spéciale...

 

"Oui... je t'aime. Je vais chercher une tenue alors... je te montrerai. A plus..."

2. Justine déniche une cabine et commence les essayages... Elle passe une robe noire très élégante qui lui plait bien... Un beau décolleté carré, une coupe près du corps sur un tissu souple... Clic! Elle fait une photo de son reflet dans le miroir avec son téléphone, décidément c'est bien pratique... Elle rit, elle envoie le cliché accompagné d'un message:

-" Pas mal, qu'en penses tu? Sexy et classe je trouve..."

- "Ahammm... très joli..."

Puis elle essaie une jupe à carreaux très courte... Clic photo au ras des fesses, vue plongeante, cet appareil est très performant ! Elle le poste avec la petite note :

-"Carreaux assortis à mon string, pas mal aussi...?"

-"Ouiiiiiiii...."

Elle trouve une autre robe noire, mon Dieu, trop étroite, elle n'arrive plus à manœuvrer dans cette cabine minuscule, faudrait-il appeler quelqu'un pour la délivrer? Mais son image dans la glace dévoile des formes affriolantes, elle se tourne et s'admire... mais non, limite vulgaire... Trop c'est trop ! Elle rit et les coutures lui scient les côtes : - Ouille non, mauvais plan... Clic sur son cul somptueusement moulé. Et un message:

- "Tu peux venir me délivrer? Je ne peux en sortir! Sinon j'appelle le jeune vendeur ici...

- " Nonononnn... ! J’arrive! Attends une heure, que j'aie fini! Quel cul...Hammmm....

- "Je ne peux pas attendre... tant pis!"

-"Nononononnn..."

Elle rit aux éclats, ce petit jeu est très amusant. Il n'y a pas de vendeur par ici, elle n'a vu que des jeunes vendeuses minces comme des lianes pour déprimer les clientes... Elle se contorsionne et finit par retirer le vêtement sans le mettre en lambeaux. Elle retourne l'étiquette, taille S : - "Yesss!", elle crie de joie en sautant sur place, "J'ai mis du S aujourd'hui, Yesss...!"

- Tout va bien Madame?

Une vendeuse questionne derrière le rideau, cette cliente a l'air un peu bizarre, elle parle toute seule, elle crie dans la cabine?

- Oui, merci... Tout va bien!

Justine est morte de rire, « Voyons, elle devrait mieux se tenir à son âge ! », elle essaie la dernière robe qui attend son tour, suspendue à son cintre, attendant sagement, en velours doux et soyeux, vibrant de possibilités secrètes. Elle la passe et ... miracle... C'est Elle, la Robe Noire, celle qui va l'accompagner partout pour des soirées coquines ou torrides... Avec celle-ci, elle sera invincible c'est certain, elle se sentira toujours belle et sensuelle, royale, désirable, c'est The Robe, The Perfect Robe, sa robe... Le contact d'abord, doux et moiré, posant une note sensuelle sur sa peau, comme une caresse de velours sur son corps... Puis la coupe près du corps sans mouler, dévoilant son dos jusqu'aux reins pour un coup d'épate si elle se retourne, avec une note un peu sexy sans vulgarité... le devant est classique, pour un décolleté sans hypocrisie. Justine s'admire sans fausse modestie... Elle se plait, c’est important. Si elle a confiance en elle et sa robe, elle saura séduire et apprécier les rencontres qu'ils ont prévues pour ce week-end. Elle saura faire, elle n’aura pas peur, elle pourra jouir des situations sans complexe ou fausse pudeur. Elle se retourne et fait une dernière photo, envoie une sms à Thierry :

-"Je l'ai trouvé la robe de ce week-end! Tu aimes?"

- "Whourraaaaahhh...Parfait... tu peux l'emballer, je suis emballé... J'ai faim..."

Elle sourit avec satisfaction, sa mission est remplie... Une robe noire pour ce week-end, elle est parée pour vivre les moments intenses et sensuels projetés. Quels seront-ils?

"Ne t'inquiète pas, je suis là avec toi... J'assurerai... " Chuchote la robe comme dans un souffle de sensualité sur sa peau...

 

3. Justine amène ses achats à la caisse souriante et fière de ses choix. La vendeuse souriante commence à plier les vêtements, mais se fige en apercevant la robe noire :

- Vous êtes sûre de vouloir acheter cette robe ?

- Oui bien sûr, pourquoi, elle a un défaut ?

- Oui... Elle  est toujours ramenée au magasin après achat, cela fait la quatrième fois hier. Comme si elle ne plaisait pas à long terme... Et là, elle est soldée. Vous ne pourrez pas la ramener.

- Oh pas de souci, elle devait m'appartenir, c'est pour cela, j’en suis certaine, répond Justine  avec assurance.

La vendeuse sourit d'un air contraint, ne semblant pas convaincue. Elle emballe ses achats dans un sachet et lui dit au revoir, pour se tourner ensuite vers une autre cliente. Justine  ressort du magasin comme sur un nuage, le sac semble vibrer d'une façon mystérieuse, bourdonnant des mots suaves dans l'air autour de sa nouvelle propriétaire.

- Tu verras, tu ne regretteras pas de m'avoir choisie! Je suis magique !

4. Justine rentre chez elle le sourire aux lèvres, l'air semble chargé d'une énergie différente, tout est plus intense, lumineux. Elle se sent plus assurée, très femme fatale, même habillée simplement, rien que de savoir que cette robe est dans son sac... Celle-ci bourdonne comme une pile électrique, atomique, porteuse de forces inconnues, magiques... Dangereuses... Justine rit tout en conduisant  trop distraitement, perdue dans ses pensées qui vagabondent. Une robe ne peut pas être dangereuse, l'expression crispée de la vendeuse était peut-être  due à un problème personnel, une fatigue...  Elle arrive chez elle, sort le sachet qui se glisse dans sa main avec fluidité,  comme par un mouvement animal...

Elle ouvre sa porte et pose ses sacs, et sans pouvoir plus attendre, comme prise d'une impatience inexpliquée, se déshabille rapidement, pour se retrouver nue, et sort la robe de son sachet.  Celle -ci déploie son velours moiré dans ses mains comme un animal vivant, remuant souplement de ses reflets brillants dans ses doigts avides de sentir cette douceur soyeuse. Justine la passe par dessus la tête, ses seins libres se lovent avec plaisir dans cette matière si agréable, puis ses hanches qui y trouvent leur place comme dans un écrin suave. Elle se sent habitée, investie, grandie, féminisée. Elle se regarde dans le miroir. Qui est cette femme star, au corps subliment dessiné, au décolleté audacieux, au dos sensuel révélé par une découpe jusqu'aux reins cambrés, aux yeux coquinement brillants, et à la bouche pulpeuse,  qui est cette femme fatale?

Emerveillée par son apparence, elle sort de son armoire ses hauts talons vertigineux, et se pavane longuement. Cette robe à dix francs est une robe magique, décidément, elle le sent ... Ce soir, il va se passer quelque chose.... Elle prend son téléphone et écrit rapidement à son amoureux:

"Attention, je suis prête!"

5. "Moi aussi...! Prêt à tout avec toi ce soir... Héhé..."

Justine lit le message avec un petit sourire, et se dévêt à nouveau, elle ne peut pas sortir dans cette tenue provocante. La robe qui avait glissé sur sa peau si facilement pour la mettre est devenue difficile à retirer : Une couture coince à la taille, une autre bloque à la poitrine, Justine doit compresser ses seins pour passer, puis les cheveux restent crochés dans l’étiquette, la faisant crier.

-          Aiie !

Elle se débat presque avec le tissu qui s’enroule autour de sa tête comme une pieuvre satinée et vivante, elle panique presque, elle ne voit plus rien, elle se sent comme dans un piège de velours qui voudrait l’étouffer. Elle tire avec force, la robe cède enfin, avec une petite mèche de cheveux  arrachée dans l’opération. Justine la regarde avec stupéfaction en la tenant à bout de bras devant elle,  pincée du bout des doigts : paisible, douce et mordorée, noire et sublime, étrange et mystérieuse. Elle la plie en un tout petit paquet qui semble rester infroissable, comme faite d’une matière particulière et magique. Elle se gratte la tête là où la mèche a quitté son crâne, elle ne rêve pas, ou bien a –t'elle imaginé que cette robe ne voulait pas la quitter ?

Elle soupire, elle a trop d’imagination, cette robe est simplement un peu trop serrée et c’est tout ! Elle empaquette ses souliers et quelques affaires pour se changer là-bas, dans ce restaurant spécial ou tout sera possible, et se hâte de quitter son appartement, il est l’heure de retrouver son amoureux. Justine arrive au  Zapp-Café, point de leurs rendez vous habituels, un simple bar obscur où leurs baisers passionnés semblent ne déranger personne, ou plutôt ne plus étonner personne. Elle gare sa  voiture et saisit le sachet qui semble happer sa main quand elle le touche, referme la portière  et se dirige à pas pressés vers la porte de l'établissement. Celle-ci franchie, elle s'arrête sur le seuil... Il est là... Sourire aux lèvres, assis au bar très élégant dans son costume noir, l'œil brillant et coquin, semblant prêt à tout comme il le lui avait écrit...

Elle s'approche en se mordant la lèvre à l'intérieur pour s'empêcher de sourire trop largement, Il lui semble que les clients les regardent, ils doivent dégager une électricité palpable quand ils se voient ainsi... Comme si le bonheur qui brille dans leurs yeux se voyait. Une mélodie se fait entendre à mesure qu’elle avance doucement vers lui, celle des amoureux qui se retrouvent après quelques jours de séparation, celle des cœurs qui se réunissent, des corps qui vont se lier à nouveau...

 

Une chanson passe sur la chaine de radio diffusée sur place, c'est par hasard celle de leur amour, leur préférée... Sourires complices, elle est debout contre lui, entres ses genoux écartés sur le tabouret de bar, leurs yeux se fondent, leurs lèvres se touchent, c'est le grand Boum, qui fait boum, étincelles qui voltigent, oh ce baiser, oh ces baisers, intenses et tendres, parfois sauvages ou brûlants, toujours délicieux, émouvants. Ils s'embrassent  passionnément, elle se presse contre lui en sentant sa main de son amant  qui presse à ses reins, chaude et forte ... Comme elle aime cette main, cette impression, ce sentiment indescriptible... Comment le décrirait-elle?  Ce sentiment.... de revivre?

Et son autre main qui  caresse sa joue et prend sa nuque, lui envoyant tant de frissons à chaque passage. Il l'embrasse comme dans les films,  elle adore ... Alors elle glisse sa langue, elle tourne autour de la sienne, elle explore et goute, en fermant les yeux... Ils s'embrassent comme s''ils faisaient déjà l'amour...  impudiques et sans vergogne, ils se savourent.

Hum....

 

Il s s'interrompent et regardent le serveur souriant, qui attend depuis peut-être de longues minutes, de prendre sa commande. Elle demande un café et se tourne à nouveau vers lui...  Elle sent de nombreux regards sur elle, certains envieux de leur amour, certains emplis de désir.  Elle aime, elle adore, la soirée sera.... spéciale, elle le sent! Ils parlent doucement, épiés par leur entourage, bouches l'une contre l'autre, entre deux baisers qui leurs donnent des envies:

 

- J'ai acheté quelque chose!

- Ah?

- Pour ce soir... Puis qu'on sort, tu mas dit?

- Oui, je t'avais dit, de trouver quelque chose de sexy?

- Tu veux voir?

- Oui... sur toi...

 

Elle sourit avec malice:

 - Pas ici, c'est trop... regarde... !

 Elle ouvre le sachet pour qu'il voie la robe pliée sagement, qui semble respirer doucement. Il la touche, c'est comme si elle a bougé.

 - Mumm...C’est doux, je veux la voir sur toi! Va la mettre.

- Pas raisonnable, comment je fais après ils vont tous tomber à la renverse.

- Juste avant de partir... Allez, va te changer!

- OK!

Justine se tourne et se dirige vers les toilettes du bar,  traverse la salle sentant le poids des regards  qu'elle affronte avec crânerie, comme si  cette  robe cachée dans ce sachet lui donnait impression de tout pouvoir oser. Elle passe aux WC et se dévêt rapidement. Elle se retrouve nue en bas et bottes noires, frissonnante et sort la robe qui se déroule devant elle, brillant légèrement, sensuelle, sexuelle. Elle la passe et ressent à nouveau cette impression d'une seconde peau  de velours qui s'adapte à son corps parfaitement, moulant ses formes, dévoilant ses attraits, la protégeant du froid et lui donnant une hardiesse de femme invincible. Le manteau enfilé par dessus, elle sort très à l'aise, elle semble planer au-dessus du sol. Cette robe  dégage décidément quelque chose de bizarre, de subtilement pervers... Il va se passer quelque chose.

Elle revient à son amant, se colle à lui, le regardant avec coquinerie. Il écarte un peu les pans du manteau, tandis que l'homme assis derrière elle se dévisse le cou pour tenter d'apercevoir quelque chose…. Les yeux de Thierry s'allument, elle sent une bosse rigide contre sa cuisse, c'est clair il aime  sa tenue.

 - On y va? - On y va.

 

6. Ils sortent du bar suivis par les regards intéressés de l'assistance en se tenant enlacés, puis parviennent à leur voiture sans interrompre un baiser passionné, elle reculant devant son amoureux qui guide la manœuvre, sans se soucier des passants amusés. La robe plaquée entre eux par le manteau entrouvert leur transmet des sensations  langoureuses. Son contact soyeux les  attise, les électrise.

 

Il s'installe au volant avec un sourire gourmand, se tourne vers elle. Sa main dévoile les seins dans le décolleté carré magique qui appelle au crime,  s'aventure et caresse, ils s'embrassent encore, ils ont faim, ils sont fous, se mangeant les lèvres avec des grognements étouffés, en tenant le visage de l'autre comme pour se manger. Ils se lâchent enfin, essoufflés, souriants et complices:

 - On y va, sinon la police va venir !

- C'est parti!

 

Thierry démarre avec un clin d'œil amusé, Justine se carre dans son siège avec un sourire ravi. Elle se réjouit de cette soirée de découverte d'un nouvel endroit inconnu,  qu'elle prévoit inoubliable.  Il conduit d'une main, son regard attiré dans la nuit par la peau claire du buste de son amie découpé par la robe qui scintille dans l'obscurité. Sa main s'égare et  relève celle-ci, pour découvrir la douceur des cuisses, qui s'ouvrent à son passage. Soupir... Les doigts passent avec délice du tissu satiné à la peau tiède encore et encore, comme si l'alternance de ces contacts attisait son désir... Comme si la robe aimait cela, elle remonte toute seule pour dévoiler un triangle sombre qui s'offre aux caresses...Suaves délices, tendres prémisses...Humide calice…

 

La robe s'ouvre pour lui, elle glisse et remonte jusqu'au ventre, elle est si douce et si chaude que les parties de corps qu'elle dévoile frémissent et gémissent, que celles qu'elle cache chantonnent et frissonnent. Des ondes délicieuses se transmettent du tissu à la peau, de la peau au tissu, exacerbant le toucher de la main qui devient fébrile. C'est un peu comme si la robe faisait l'amour entre eux, avec eux...

- Elle est terrible ta robe, elle m'excite vraiment. C'est fou!

- Oui c'est une robe magique pour sorties coquines, répond-elle avec un sourire.

 

 

 

 

 

 

 

7. Après un peu de recherche à travers un dédale de rues inconnues, les deux amoureux  arrivent le cœur battant, excités et curieux, à la porte de ce restaurant discret et anonyme situé au coin d'une ruelle sombre...Une enseigne discrète signale l'entrée avec un titre anodin: "Café des Amis". Ils attendent dans le froid en grelottant un peu, debout devant la porte, après avoir pressé sur le bouton de sonnette pour se faire ouvrir, se souriant avec malice et défi, dans l'expectative de ce qui les attend.  La porte s'ouvre à la volée  sur un homme grand aux cheveux clairs,  souriant, vêtu de blanc,  qui les fait entrer avec empressement dans une salle de café colorée et lumineuse, bondée de monde, résonnant d'une musique de fête... Il les aborde avec chaleur et volubilité, les embrassant en les serrant contre lui comme s'il les connaissait depuis toujours et les attendait avec impatience:

- Bienvenue ! Bienvenue! Quel plaisir de vous accueillir chez nous! Moi c'est Christophe, la petite beauté brune là bas, derrière le bar c'est ma femme Babette! Installez-vous, faites comme bon vous semble on mange tous ensemble dans une heure, que voulez-vous boire? Champagne?

Je vous laisse, j'ai du boulot en cuisine...! Hop, je vous débarrasse de vos manteaux, mm Madame est très belle, Bon à toute à l'heure!

Il les laisse debout un peu interloqués pour  embrasser goulûment sur la bouche une femme qui semblait partir avec son compagnon, en l'étreignant contre lui et pelotant ses reins, embrasse également son ami, puis repart en laissant une caresse aux fesses de Babette, une belle femme métisse aux formes rebondies,  qui arrivait avec la bouteille de champagne, très sexy en guêpière noire et cuissardes assorties..... Celle-ci passe entre les clients qui ne manquent pas de passer leurs mains le long de ses hanches pleines ou de sa croupe  cambrée, souriant et riant à leurs mots flatteurs,  montrant son plaisir  de vivre cette ambiance libertine...

Les deux amants regardent autour d'eux avec émerveillement, Le café est empli de gens debout ou assis au bar ou  aux tables, tous vêtus de manière élégante, les femmes très sexy, perchées sur talons, décolletés plongeants, en bas résilles ou couture, aux yeux ourlés de noir et aux bouches fardées, les hommes en costumes, chacun devisant ou se caressant, les couples mélangés et dispersés.

Justine sent de nombreux regards posés sur elle,  perchée sur ses talons  et moulée dans sa  robe noire qui scintille avec excitation, semblant faite pour l'accompagner dans une fête aussi débridée, contribuant à la mettre  à son aise. Justine se déplace sans gêne  à travers  la salle pour s'asseoir à la grande table  prévue pour le repas, réunissant tous les convives, se sentant planer avec assurance au dessus du sol, suivant son amoureux qui fraye un chemin à travers la foule, leurs coupes de champagne à la main. Elle adore cette ambiance de liberté et de gaieté qui règne dans cet endroit extraordinaire.

Ils parviennent à leur place, et s’installent l’un à côté de l’autre, pour profiter de la possibilité de s’embrasser et de se caresser dans ce restaurant sans tabous. Un homme élégant dans la cinquantaine s'assied aussitôt en face d'eux, semblant très attiré par leur couple, plutôt par Justine, ou par sa robe.  Séduisant, de taille élancée et chevelure argentée, paraissant cultivé et très intéressant, il  engage la conversation  avec amabilité :

- Très heureux de vous connaître, je m'appelle Loïk! Vous faites un super beau couple. Laissez-moi vous présenter à l'assistance, je vous offre la première bouteille, vous verrez on mange très bien par ici...

L'homme continue de les distraire de plaisanteries et explications sur les lieux, la genèse de ce restaurant libertin, les  habitués, et autres sujets qui les font démarrer dans une discussion passionnante et amusante. Puis le repas arrive, servi par Babette toujours souriante, qui sert chacun tout en embrassant celui-ci, câlinant celle-là, des mains posées sur son épaule ou  sa taille au fil de son passage. La musique ambiante apporte une touche de gaité vive qui donne envie de danser, les murs sont décorés de gravures sensuelles et de statuettes érotiques.

Justine contemple cette scène comme devant  un spectacle féérique,  fascinée par ce lieu étrange, ainsi que par ces personnages hauts en couleurs qui auraient mérité chacun une étude de caractère. Loïk en est la figure la plus remarquable, séduisant et raffiné, séducteur... Il leur raconte toutes sortes d'anecdotes entrecoupées de compliments enflammés sur son charme et sa robe, son allure, tout en caressant les reins de sa charmante voisine, croisant sa main avec celle de l'autre voisin de celle-ci,  qui partage lui-même ses caresses entre les deux femmes assises à ses côtés.

Justine et Thierry continuent de parler avec Loïk de plus en plus intimement, arborant la question sexuelle, leurs fantasmes, leurs goûts, leurs tabous, sans retenue, écoutés par leurs voisins attentifs. Loïk complimente Justine avec feu, la dévorant du regard, tandis qu'il ne se prive pas de dévoiler les seins de sa voisine, une brune plantureuse, qui rit avec  délectation aux  plaisirs ressentis.

- Tu es magnifique, sculpturale, désirable, envoûtante, je suis à tes pieds... Et cette robe, elle me fascine, elle a quelque chose, je ne sais pas, c’est extraordinaire, il faut que nous passions du temps ensemble... Très près l’un de l’autre je saurai te faire crier de plaisir….

Nos deux amants l'écoutent avec amusement, l'ambiance est propice à ce jeu de séduction, il n'y a pas place ici pour jalousie ou possessivité.  Leur couple d'amoureux n'en n'est pas menacé, ils vivaient ensemble leur fantasme de partage. Thierry caresse doucement la cuisse de Justine sous la robe qui se retrousse  avec empressement pour laisser passer ses doigts, Justine  pose  la main sur son pantalon, tendu par la bosse qui grandit, durcit… Ils aiment ce petit jeu en connivence sous la table. Puis Loïk se met à lui faire du pied sous la nappe, mais n'arrive pas à passer sous  la robe, qui se colle à sa peau pour ne pas le laisser passer, comme si elle ne voulait pas de lui...

- Tu me rends fou, cette robe est vraiment fabuleuse... Mais elle ne m'aime pas on dirait... Elle semble me rejeter…Tiens ça me rappelle une femme que j'ai connue...

Il fait une pause, ses yeux clairs perdus dans le vague, comme pris par un souvenir très intense. La tablée fait silence, comme si chacun sentait quelque chose d'important allait être dit: Les femmes se calent contre leurs voisins, caressées de toutes parts, seins dévoilés, yeux brillants... Les regards se font attentifs, le silence profond.

- Je ne sais pas pourquoi ça me revient à l'esprit maintenant, j'ai connu autrefois une femme extraordinaire, très belle... J'ai vécu une soirée inoubliable avec elle...il y a de nombreuses années. Je ne sais pas pourquoi, ce doit être toi et ta robe, elle me rappelle cette femme, qui portait une robe de ce genre quand je l'avais rencontrée, elle avait du chien cette femme, elle dégageait quelque chose de spécial.... Il faut que je vous raconte cette histoire, c'est fou comme je revois tout ça de manière si précise... Lire la suite

Pour Contacter l'auteur : jujune49@yahoo.   fr

 

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