| Correspondance Charnelle - Chapitre 2 - Exclusif |
|
|
|
| Récits erotiques - Romans Erotiques |
| Écrit par Clara Basteh |
| Vendredi, 22 Juillet 2011 14:05 |
|
Je ne cesse de repenser à notre séance de photos pour Georges Seller, j’en rêve même la nuit… Que tu es beau, Béranger ! Que j’ai aimé te costumer, te maquiller, te parfumer, te coiffer ! J’aime quand je passe des coups de fil sérieux et que tu tripotes mon sexe sous ma jupe. J’aime quand tu envoies des textos pendant que je te suce, comme si mes faveurs t’étaient dues, comme si je n’existais pas. Ta virilité équivoque me bouleverse. J’ai eu tant de plaisir à caresser ton ventre dur sous le corsage pendant nos ébats, à sentir ta queue vivre dans ta culotte, à révéler ton joli cul bronzé à l’objectif. J’adore quand tu me lèches, me doigtes, me fouilles sans même me retirer mon string. J’ai aimé t’enculer avec tous ces jouets, apprécier la rondeur, la souplesse et la profondeur de ton petit trou. J’aimerais tant que tu délaisses les godes pour enfoncer enfin ta verge dans mon cul… Ca viendra, je le sais. J’ai compris que pour toi, la pénétration est un acte engageant et surtout un acte intime qu’il n’est pas question d’exposer ainsi à l’objectif d’un photographe. J’aime cette ultime pudeur, cette réserve exquise qui insuffle du sens au mot amour qui n’en a presque plus. J’aime la candeur des baisers venus surprendre nos bouches à nos cœurs défendants.
Mais je deviens lyrique ! Me ferais-tu le récit d’une de ces soirées de luxure dont tu m’as parlé ? Je vais t’avouer quelque chose, c’est la première fois que j’ai une relation intime avec un travesti. Je suis curieuse et très excitée à l’idée d’en savoir un peu plus sur tes aventures, charmante Anne-Charlotte ! J’ai feuilleté à nouveau les albums de Laurent Benaïm sur ta fiche ; tout un jeu de mikado, une baguette après l’autre, introduites en toi, les couilles ligotées par deux créatures sans merci ! Sais-tu que par le passé tu me faisais peur ?… Raconte-moi la séance avec le gros mec chauve ou celle avec ce couple qui t’a entravé ou encore celle avec les deux filles que tu fistes devant la télé… Raconte-moi, fais-moi rêver, fais-moi jouir encore sous d’autres projecteurs… Je suis prête à crier ma joie en toute liberté, sans mains ni cheveux dans la figure pour protéger ma réputation. Je suis prête à exhiber sans masque ce quelque chose d’indicible qui vient du meilleur de moi-même. Donnons-nous l’un à l’autre ce qui ne se prend pas.
A ce propos, j’aimerais te demander quelque chose ; si d’aventure tu poses avec une autre ces temps-ci, préviens-moi. Je choisirai le moment de regarder ces photos là. Savoir est une chose, voir en est une autre. Tu m’as confié avoir de nombreuses amantes à disposition ; honorées ou adorées, tant qu’elles ne sont pas identifiées, elles n’existent pas tout à fait. Sans doute mets-tu aussi des hommes dans ton lit, tu peux m’en parler, c’est plus simple. Il est beaucoup question sur le site du respect de chacun. Tout le monde veut jouir sans entrave dans le respect de chacun ! Un minimum d’éthique est certainement nécessaire, le mot désinvolture pouvant prendre tout son sens si l’on n’y prend pas garde. Je possède une grande capacité au chagrin, je ne me préserve pas. Je m’en remets juste à ta finesse. J’ignore si ça peut te rassurer mais je ne suis pas la femme d’un seul amant dont le mari prendrait des nouvelles comme il ferait d’un vieux copain. J’ai mes aventures, mon conseiller financier par exemple. Je vais te raconter mais reste calme, veux-tu bien ?
Ce jeune, et même très jeune, cadre dynamique est un coutumier du kikou quotidien. Jour de souci, jour de fatigue, que sais-je, je lui ai confié mes problèmes d’argent, la crise m’ayant mise plus à poil qu’un gangbang de dix mecs ! Il m’a donc proposé des conseils en gestion de patrimoine, ou ce qu’il en reste, contre quelques faveurs basiques soit une pipe et une levrette dans son appartement du XVIème. Nous avons commencé sur le mode business ; il a même tenté de me snober un peu. - Je suis le voisin du Président et de Carla ! - Les Assedic sont généreuses ! - Non, j’habite chez mes parents qui sont des amis de… - Dis-moi, qu’est-ce qui me garantit tes conseils en guise de petit cadeau ? - Et bien, commençons par les conseils, tu es même libre de repartir sans contrepartie, je ne veux pas abuser de toi. - User est certes plus approprié ! - Par contre, je voudrais te poser une question… Est-ce que me sodomiser pourrait être envisageable, dans ce cas on supprime la levrette. - As-tu songé aux hommes pour te sodomiser ? - Mais je ne suis pas bi ! - Ça me semble clair ! Et moi je ne suis pas une dominatrice ! - Tu lui mets bien un gode au travesti sur la photo ! - Oui mais je n’appartiens pas à une minorité sexuelle visible ! - Et si je me travestis ? - Ecoute, les conseils, la pipe, la levrette et nous sommes quittes ! Quand on pense à ce que ça coûte avec une escort girl à 400 € de l’heure, et ça fait le difficile ! Et puis, imagine que la mère se pointe et me trouve occupée à déniaiser le petit cul de son major de promotion. Je n’ose l’imaginer ! Bon, mon Béranger, tu peux constater que j’ai mes extras. Le petit trader baise comme un gamin mais il conseille bien, mon portefeuille est reparti à la hausse grâce à son arbitrage pour la volatilité. Oh, mais ça me donne une idée…Je t’en reparle dès que je l’ai creusée ! J’ai préparé une surprise pour notre rendez-vous de mardi. Il me faudra quelques minutes entre le moment où tu m’ouvriras la porte de l’immeuble et celui où je ferai mon entrée chez toi. Tu vas adorer. Sais-tu qu’il est excitant de te séduire toujours un peu plus alors que je ne sais pas si c’est Anne-Charlotte ou bien Béranger qui va me recevoir… Je te couvre de baisers, joli garçon, jolie garce et à très bientôt. Clara. Credits photos : Rikart Richard et Michel Lévy (www.michel-levy.com)
|



Mon cher ange,
Il s’agit d’un trader qui s’est fait virer de chez Lehmann Brothers et exerce au noir entre deux visites à l’APEC. Je l’ai rencontré sur le site, c’est l’un de ces admirateurs qui consultent ma fiche au moins une fois par jour, en général des hommes mariés que bobonne énerve à défaut d’exciter. Sais-tu qu’il y en a qui me disent bonjour chaque matin depuis les six coins de l’hexagone ? Ils me fantasment comme la femme idéale, qui éternellement parée pour un défilé de lingerie, n’a jamais entendu parler de jean ni de baskets ! Certains s’imaginent que je monnaie ces charmes sur lesquels le temps n’a bien sûr, pas de prise. 
Commentaires
Bises de la dune fossile ...
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.